Médiatrice de la Ville : un dispositif bien identifié

Action municipale

26 juin 2026

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Lors du Conseil municipal du 25 juin 2026, la Ville de Lyon a présenté le deuxième rapport d’activité de sa Médiatrice territoriale, Sandrine Serpentier Linarès. Créé en 2023 dans le cadre du Pacte de la Ville de Lyon en faveur de la qualité de service aux usagers, ce dispositif constitue aujourd’hui un acteur reconnu du dialogue entre les habitants et l’administration municipale.

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Un dispositif au service du dialogue et de l’accès aux droits

A rebours du développement du tout numérique, l’ambition de la Ville de Lyon est de faire vivre un service public humain et à l’écoute de toutes et tous. La municipalité s’engage ainsi à offrir une alternative à l’ensemble de ses démarches en ligne, et à être attentive aux publics les plus éloignés de l’administration.

La médiation territoriale permet de rechercher une solution amiable aux différends entre les usagers et la collectivité. Indépendante de l’administration municipale comme des élues, la Médiatrice intervient comme tiers de confiance pour rétablir le dialogue, faciliter la compréhension des décisions administratives, favoriser l’accès aux droits et proposer, lorsque cela est possible, des solutions adaptées aux situations rencontrées.

Nommée à l’unanimité par le Conseil municipal le 29 juin 2023 pour un mandat de six ans, la Médiatrice de la Ville de Lyon offre aux usagers un recours , indépendant et accessible lorsque leurs démarches auprès des services municipaux n’ont pas permis de résoudre une difficulté.

Joignable par courrier, courriel, démarches en ligne ou lors de permanences organisées dans les mairies d’arrondissement, elle peut être saisie gratuitement par toute personne physique ou morale ayant déjà effectué une première démarche auprès de la Ville. Cette démarche s’inscrit pleinement dans l’ambition portée par la Ville de Lyon de renforcer la qualité du service public, de faciliter l’accès aux droits et de maintenir un dialogue de proximité avec l’ensemble des usagers.

« Ma mission tend à faire naître un équilibre, à concilier des intérêts divergents et parfois contradictoires qui ne pourraient se rencontrer sans l’éclairage d’une veilleuse, sans l’intervention d’une régulatrice, autonome de la Ville de Lyon oeuvrant en transparence et capable de proposer de manière impartiale une solution. Dans le cadre de ma mission, je porte un regard neuf sur la situation. Cet autre regard permet d’appréhender des situations concrètes avec plus de souplesse de compromis et de réalisme pour tendre vers une solution plus négociée. »

 

Sandrine SERPENTIER LINARES, médiatrice de la Ville de Lyon.

Une activité en forte progression en 2025

Dans le cadre de ses fonctions dévolues par la loi, la Médiatrice de la Ville de Lyon transmet chaque année son rapport d’activité au conseil municipal de la Ville de Lyon et à la Défenseure des droits. Le rapport annuel 2025 est le deuxième rapport d’activité de la Médiatrice de la Ville de Lyon.

On apprend ainsi que 546 demandes ont été déposées auprès de la Médiatrice de la Ville de Lyon par des usagers à titre individuel, des associations, des entreprises, des collectifs ou encore des conseils de quartier ;ce qui confirme l’ancrage progressif de ce dispositif dans le paysage administratif lyonnais.

Le rapport montre que la médiation contribue à une meilleure application des droits : dans près des trois quarts des médiations clôturées, la solution retenue correspond à l’application de la réglementation, permettant souvent de corriger une incompréhension, un défaut d’information ou une erreur administrative.

Les 136 procédures de médiation ouvertes en 2025 ont principalement concerné :

  • le stationnement, les transports et la mobilité (42 %) ;
  • les nuisances sonores et les questions de salubrité (15 %) ;
  • l’urbanisme, l’aménagement, la voirie et les autorisations d’occupation temporaire (15 %).

Les résultats obtenus témoignent de l’utilité du dispositif :

  • dans 51,5 % des procédures, la demande de l’usager a été acceptée ;
  • dans 7,4 % des cas, un accord a été trouvé entre les parties ;
  • près de 60 % des médiations clôturées ont abouti à une réponse favorable à la demande initiale de l’usager.

A noter que la très grande majorité des sollicitations, soit 82,7% émane d’habitants de Lyon

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