Comprendre le budget

Accroche détaillée

Chaque année, le budget municipal fixe les orientations et les moyens d’action de la Ville de Lyon. Retrouvez toutes les informations et ressources sur cette page pour en saisir les principaux enjeux.

Contenu

Pour mieux comprendre les choix budgétaires et les orientations de la municipalité, découvrez l’entretien croisé entre le Maire de Lyon et Audrey Henocque, alors adjointe déléguée aux Finances, à la commande publique, à la culture et aux grands évènements.

 

Quels sont les grands équilibres de ce budget ?

Audrey Hénocque : Le budget 2026 est équilibré en dépenses et en recettes à 1 064,5 millions d’euros (M€) en opérations réelles (contre 1 015,6 M€ en 2025). En fonctionnement, le budget 2026 se traduit par un montant de dépenses de 753,2 M€ d’opérations réelles (+3,4 % par rapport à 2025) et un montant de recettes de 812,6M€ en fonctionnement (+1,9 % par rapport à 2025).

Les crédits de dépenses maximales ouvertes pour l’investissement sont de 311,2 M€ accompagnant la pleine mise en œuvre du plan d’équipements de la Ville (+8,4 % par rapport à 2025). Comme pour l’élaboration du budget 2025, l’instabilité et l’austérité de l’État pèsent sur la Ville de Lyon. Sans connaître, à l’heure de boucler ce rapport, les impacts précis de la loi de finances à venir sur notre collectivité, nous avons reconduit l’hypothèse d’une ponction identique à 2025. Ce montant total de 10,2 M€ est composé du Dispositif de lissage conjoncturel (Dilico) de 5,8 M€ pris sur les recettes de la Ville et de l’augmentation des cotisations de la Caisse de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) pour un coût de 4,4 M€.

 

Comment pourriez-vous résumer les grandes mesures de ce budget ?

Grégory Doucet : Le budget 2026 permet à la Ville de poursuivre le développement des services publics indispensables au quotidien des Lyonnais et des Lyonnaises et de renforcer notre cohésion.

Cela passe avant tout par les agents et les agentes qui rendent ces services – je rappelle que le budget municipal est ainsi composé à 57 % de dépenses de personnel, dans la moyenne des communes françaises. La masse salariale augmente de 6,9 %par rapport au budget initial 2025 pour intégrer l’augmentation des cotisations à la caisse de retraite des agents des collectivités imposée par l’État (8,8 M€ pour les années 2025 et 2026) et les scrutins électoraux de 2026 (1,1 M€), mais également l’engagement fort de la Ville en faveur de ses agents. Le Pacte social voté en 2021 a permis d’améliorer les conditions de travail et l’attractivité de notre collectivité pour avoir moins de postes vacants. 2026 verra la mise en place de dispositifs de santé et de prévoyance pour les agents de la Ville marqués par une participation forte de l’employeur pour les plus bas revenus et pour les familles monoparentales. C’est également le recrutement d’auxiliaires de puériculture et d’éducateur.rices de jeunes enfants pour accompagner l’ouverture de deux nouvelles crèches sur notre territoire : la crèche d’application Léonie Chaptal dans le 9e arrondissement et la crèche de plein air Jeanne Barret – dans le 5e !

La culture et l’éducation restent confortées comme vous pourrez le lire en partie 4 de ce rapport. La Ville accompagne les grandes institutions, la création, l’action culturelle et l’événementiel. Elle permet aux écoles de fonctionner en fournissant du matériel pédagogique et en assurant la maintenance et le nettoyage des bâtiments. Elle propose des activités éducatives et périscolaires et organise le service de restauration scolaire incluant la collecte des biodéchets et l’alimentation durable.

Malgré les contraintes budgétaires imposées par l’État, la Ville maintient ses subventions aux partenaires associatifs à hauteur de 75,5 M€. Ce fort soutien bénéficie notamment au secteur de l’éducation populaire, à hauteur de 21 M€ (centres sociaux, Maisons des jeunes et de la culture et Maisons de l’enfance, ainsi qu’à d’autres associations œuvrant dans ce domaine). Les autres subventions sont consacrées au secteur de la petite enfance, de la culture, du sport, de l’emploi et de la solidarité. Sur cette dernière thématique, l’augmentation de la contribution de la Ville au Centre communal d’action sociale passe de 19,2 M€ à 19,5 M€ à la fois pour accompagner les besoins du grand âge et l’hébergement d’urgence. Le bien-être des Lyonnais et lyonnaises sera également accru par une amélioration de la qualité des espaces publics, leur nettoiement (en partenariat avec la Métropole de Lyon) et l’entretien des espaces de nature (+14 hectares sur ce mandat).

 

Lire la suite de l'entretien croisé

Titre

Contenu

Le budget se présente toujours en deux parties :

  • la section de fonctionnement répond aux besoins quotidiens : masse salariale, consommations énergétiques, dépenses d'entretien…
  • la section d'investissement permet de préparer l'avenir : construction d'un nouvel équipement public, rénovation d'un bâtiment…

Comme dans tout budget, dépenses et recettes doivent s'équilibrer.

Titre

Contenu
  • Ilôt Kennedy – Construction d’un complexe sportif (10 millions €)
  • ZAC Mermoz Sud – Groupe scolaire Pasteur – Démolition et reconstruction (9,7 millions €)
  • Ateliers de la danse - construction (9,3 millions €)
  • Groupe scolaire Kennedy – Démolition reconstruction du groupe scolaire de 18 classes (5,6 millions €)
  • ZAC Mermoz Sud – Création d’un pôle social sportif et culturel (5,4 millions €)
  • Groupe scolaire Veyet – Création d’un pôle d’éducation populaire 3e phase (5,2 millions €)
  • Pôle social sportif et culturel des Girondins – Construction (5,1 millions €)
  • Jardin botanique – Rénovation partielle des petites serres (5 millions d'euros)
  • Groupe scolaire Pompidou-Mourguet – Démolition et reconstruction (3,6 millions €)
  • Bâtiment rue Neyret – Rénovation et aménagement (3,5 million €) 

La notation financière de la Ville  

L’agence de notation DBRS Morningstar a maintenu la note à long terme de la Ville de Lyon à AA, tendance Stable, soit la note maximale dont elle peut bénéficier.

Malgré ses qualités de crédit intrinsèques, les notations financière de Lyon sont plafonnées par celles de la République française étant donné que pour l’agence de notation, les collectivités locales françaises ne remplissent pas les critères pour être notées au-dessus de l’Etat. Dans son rapport publié ce vendredi 27 mars 2026, l’agence souligne que la Ville de Lyon bénéficie :

  • de performances financières solides et d’un endettement très modéré,
  • d’une gouvernance et d’une gestion budgétaire de qualité,
  • d’une structure de dette saine, diversifiée et performante, d’une situation de liquidité confortable,
  • et d’une économie locale diversifiée, qui constitue le deuxième pôle économique du pays.

L’agence considère ainsi que la trajectoire financière de la Ville de Lyon, appuyée sur un Plan pluriannuel d’investissements de 1,318 milliard d’euros, demeure soutenable, avec une capacité de désendettement qui devrait rester inférieure à 10 ans en 2026.

Malgré un contexte marqué par la contribution des collectivités locales aux efforts nationaux de consolidation budgétaire, la Ville de Lyon conserve des marges de manœuvre fiscales et une capacité d’adaptation renforcée lui permettant de maintenir des équilibres financiers favorables.

Enfin, DBRS Morningstar rappelle que la notation financière à long terme de la Ville de Lyon pourrait être relevée si la notation financière à long terme de la République française était relevée.

Titre

Contenu

En début de mandat, les élus ont planifié les projets d'investissement à mettre en œuvre dans les six années à venir dans le plan pluriannuel d'investissement 2021-2026. Révisé en 2024, il prévoit d'investir 1,312 milliard d'euros pour préparer l'avenir. Environ un tiers de ce montant sera directement consacré à la transition écologique.

Présentation du plan pluriannuel des investissements de la Ville de Lyon 2021-2026 : bilan à mi-mandat (pdf)

Titre

Contenu

Les politiques publiques ne sont pas neutres et avantagent parfois une partie de la population uniquement. C'est pourquoi la Ville de Lyon se lance dans l'expérimentation du budget sensible au genre, afin d'analyser objectivement la façon dont les dépenses publiques sont réparties entre les femmes et les hommes. Objectif : égalité !

Si d’autres villes françaises se sont lancées dans la démarche (Brest, Montreuil, Rennes, Bordeaux, etc.), Lyon fera figure de collectivité pionnière en France en mettant en œuvre la démarche sur l’intégralité de son budget.

Présentation de la démarche de budgétisation sensible au genre (pdf)

Bloc de droite

A lire aussi