Jardin du Rosaire : un chantier de restauration est lancé

Nature en ville

20 janvier 2026

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Votée en 2024, l’opération de restauration du jardin du Rosaire, situé en contrebas de la basilique de Fourvière, vise trois objectifs : préserver un patrimoine paysager exceptionnel, restituer la lecture historique du site et renforcer durablement la biodiversité. Les travaux ont commencé début janvier 2026 pour une livraison prévue à l’été 2027.

Contenu

Un jardin au coeur du patrimoine lyonnais

Constitué au XIXᵉ siècle lors de la construction de la basilique de Fourvière, le jardin du Rosaire est né de la fusion et de l’extension de deux chemins de croix, aménagés sur une pente très marquée afin d’accueillir les processions en l’honneur de la Vierge Marie.
Il offre aujourd’hui des points de vue remarquables sur la ville et demeure un lieu de promenade très fréquenté par les visiteurs et les habitants.
Le site s’inscrit par ailleurs dans un périmètre à risque géotechnique, en amont de la zone de glissement de terrain de 1930, ce qui renforce les enjeux de sécurisation et de conservation.
Sur les 2,5 hectares du jardin, 1,9 hectare, l’équivalent de trois quarts de sa surface, est classé au titre des Monuments historiques.

Une restauration sur site classé

Compte tenu de la position du jardin, en pente, ainsi que de son classement Monuments historiques, la Ville de Lyon a confié au groupement représenté par RL&A, une mission complète de maîtrise d’oeuvre pour la restauration du jardin sur la partie classée. Une opération menée en collaboration étroite avec les services de l’État en charge des Monuments historiques.
Ainsi, le projet de restauration du jardin du Rosaire propose de retrouver une compréhension historique du site, constituant un patrimoine paysager  exceptionnel. La restauration devrait également permettre de clarifier la perception du passant dans le jardin ainsi que de préserver et renforcer la biodiversité.
Cette restauration est notamment soutenue financièrement par l’État via le dispositif de la convention Patrimoine 2019-2024 ainsi que par la Fondation du Patrimoine.

Une rénovation conciliant patrimoine et biodiversité

Le jardin du Rosaire constitue un écrin de biodiversité au coeur de Lyon. Toutefois, la forte fréquentation du site, l’érosion ou encore les attaques de parasites et champignons menacent sa pérennité.
Le projet de restauration propose ainsi de conserver et renforcer le réservoir de biodiversité avec :

  • la mise en oeuvre de mesures d’évitement et de réduction des impacts de chantier (balisage des espèces sensibles, gestion de l’éclairage pour limiter la pollution lumineuse, installation de passages à faune) ;
  • la régénération végétale des talus, avec des plantations adaptées au contexte des Balmes et au changement climatique ;
  • la sanctuarisation de certaines zones afin de constituer de véritables réservoirs de biodiversité.

Parallèlement, les ouvrages architecturaux (murs, clôture, fontaine, bassin Saint-Joseph, serrurerie), les cheminements, l’éclairage de balisage et les ambiances végétales des clos historiques seront restaurés ou recomposés dans le respect de l’esprit du jardin de la fin du XIXᵉ siècle.
Enfin, suite à la mise en vigueur d’un arrêté de péril sur la zone située en contrebas de la basilique, des travaux de confortement pour sécuriser la partie haute du jardin sont en cours, préalables à la restauration paysagère.

Calendrier :

  • Jusqu' à fin mars 2026 : confortement du talus, en parte haute du secteur Jaricot ;
  • De janvier à juillet 2026 : aménagement du secteur Jaricot, incluant la pose d’une nouvelle passerelle métallique et la restauration du portail de la montée du Cardinal Decourtray.
  • Fin des travaux : été 2027.

Crédit image : © Muriel Chaulet

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Des Mystères...

Le Rosaire, qui donne son nom au jardin, est une prière mariale issue de la dévotion catholique, centrée sur la méditation des mystères de la vie du Christ.
Historiquement, des stations accueillant les Mystères sculptés jalonnaient le cheminement du jardin le long duquel les pèlerins récitaient cette prière. Le projet de restauration retient l’évocation de ces stations via une scénographie végétale mentionnée dans les archives et aujourd’hui disparue.
Le choix des essences des plantations, leurs couleurs, leurs formes, leurs odeurs rappelleront les trois groupes historiques des mystères : joyeux, douloureux et glorieux. Les Mystères sculptés ne seront pas restitués mais des inserts au sol viendront signifier leur emplacement et indiquer la progression au fur et à mesure des stations.

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