Jardin du Rosaire : le "secteur Jaricot" rouvert au public

Nature en ville

20 janvier 2026

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Votée en 2024, l’opération de restauration du jardin du Rosaire, situé en contrebas de la basilique de Fourvière, vise trois objectifs : préserver un patrimoine paysager exceptionnel, restituer la lecture historique du site et renforcer durablement la biodiversité. Les travaux ont commencé début janvier 2026. Après 7 mois de travaux, la Ville de Lyon a rouvert au public une première partie du site. Les visiteurs peuvent de nouveau emprunter le « secteur Jaricot », situé au sud du jardin, le long du Conservatoire, et redécouvrir un nouvel accès historique restauré depuis la montée du Cardinal Decourtray.

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Un nouvel accès qui retrouve sa vocation historique

La réouverture au public du « secteur Jaricot » marque une étape importante d’un chantier patrimonial d’envergure, engagé pour préserver et valoriser l’un des sites paysagers les plus emblématiques de la colline de Fourvière. Depuis janvier, plusieurs aménagements majeurs ont été réalisés :

  • l’ouverture de l’accès historique du jardin depuis la montée du Cardinal Decourtray, fermé depuis de nombreuses années
  • la création d’un nouveau portail, inspiré des modèles historiques du jardin, qui redonne à cette entrée une véritable visibilité sur le site. En ouvrant largement les vues sur le jardin, il affirme le caractère public de cette entrée et participe à la recomposition de l’identité des jardins de la basilique.
  • la réalisation d’une passerelle permettant de franchir en toute sécurité le passage particulièrement étroit situé au pied de l’ancienne tour de l’Observatoire
  • la réfection partielle des cheminements ainsi que des réseaux d'eau et d'éclairage

À noter que l’ensemble de ces interventions confiées à l’agence RL&A a été conduit, en lien avec les services de l’État, dans le respect du caractère patrimonial du jardin, classé en grande partie au titre des Monuments historiques depuis 2014.

Un chantier qui va transformer durablement le jardin du Rosaire

D’une superficie de 2,5 hectares, le jardin du Rosaire constitue un espace public boisé situé sur le versant Est de la colline de Fourvière. Sa position en contrebas de la basilique, les points de vue remarquables qu’il offre, l’histoire remarquable du site en font un lieu de promenade ombragée et de passage très apprécié des amateurs du patrimoine de Fourvière et du Vieux-Lyon ainsi que des touristes.
Lancée en janvier 2026, la restauration du jardin du Rosaire poursuit plusieurs objectifs : préserver un patrimoine paysager exceptionnel, retrouver la lecture historique du site, sécuriser les cheminements et renforcer durablement la biodiversité. La réouverture de l’accès situé montée du Cardinal Decourtray constitue l’un des marqueurs forts du projet. Créé en 1864, cet accès historique avait progressivement perdu sa fonction. Sa restauration permet aujourd’hui de rétablir un cheminement historique autour du sanctuaire de Fourvière et de retrouver une continuité de promenade entre les
différents jardins.

Une restauration complète livrée à l’été 2027

Si une partie du site rouvre au public dès aujourd’hui, les travaux de restauration du jardin du Rosaire vont se poursuivre :

  • sur le « secteur Jaricot », les bornes d’éclairage seront installées mi-août. Les plantations paysagères sont, quant à elles, programmées à l’automne
  • sur le « secteur Rosaire », cette zone du site sera fermée au public à partir du 31 août, afin de permettre la poursuite des interventions. Les visiteurs pourront néanmoins rejoindre Fourvière par le « secteur Jaricot », via le nouveau portail de la montée Decourtray. Une signalétique accompagnera ce nouveau parcours.

Un jardin au coeur du patrimoine lyonnais

Constitué au XIXᵉ siècle lors de la construction de la basilique de Fourvière, le jardin du Rosaire est né de la fusion et de l’extension de deux chemins de croix, aménagés sur une pente très marquée afin d’accueillir les processions en l’honneur de la Vierge Marie.
Il offre aujourd’hui des points de vue remarquables sur la ville et demeure un lieu de promenade très fréquenté par les visiteurs et les habitants.
Le site s’inscrit par ailleurs dans un périmètre à risque géotechnique, en amont de la zone de glissement de terrain de 1930, ce qui renforce les enjeux de sécurisation et de conservation.
Sur les 2,5 hectares du jardin, 1,9 hectare, l’équivalent de trois quarts de sa surface, est classé au titre des Monuments historiques.

Une restauration sur site classé

Compte tenu de la position du jardin, en pente, ainsi que de son classement Monuments historiques, la Ville de Lyon a confié au groupement représenté par RL&A, une mission complète de maîtrise d’oeuvre pour la restauration du jardin sur la partie classée. Une opération menée en collaboration étroite avec les services de l’État en charge des Monuments historiques.
Ainsi, le projet de restauration du jardin du Rosaire propose de retrouver une compréhension historique du site, constituant un patrimoine paysager exceptionnel. La restauration devrait également permettre de clarifier la perception du passant dans le jardin ainsi que de préserver et renforcer la biodiversité.
Cette restauration est notamment soutenue financièrement par l’État via le dispositif de la convention Patrimoine 2019-2024 ainsi que par la Fondation du Patrimoine.

Une rénovation conciliant patrimoine et biodiversité

Le jardin du Rosaire constitue un écrin de biodiversité au coeur de Lyon. Toutefois, la forte fréquentation du site, l’érosion ou encore les attaques de parasites et champignons menacent sa pérennité.

Le projet de restauration propose ainsi de conserver et renforcer le réservoir de biodiversité avec :

  • la mise en oeuvre de mesures d’évitement et de réduction des impacts de chantier (balisage des espèces sensibles, gestion de l’éclairage pour limiter la pollution lumineuse, installation de passages à faune) ;
  • la régénération végétale des talus, avec des plantations adaptées au contexte des Balmes et au changement climatique ;
  • la sanctuarisation de certaines zones afin de constituer de véritables réservoirs de biodiversité.

Parallèlement, les ouvrages architecturaux (murs, clôture, fontaine, bassin Saint-Joseph, serrurerie), les cheminements, l’éclairage de balisage et les ambiances végétales des clos historiques seront restaurés ou recomposés dans le respect de l’esprit du jardin de la fin du XIXᵉ siècle.
Enfin, suite à la mise en vigueur d’un arrêté de péril sur la zone située en contrebas de la basilique, des travaux de confortement pour sécuriser la partie haute du jardin sont en cours, préalables à la restauration paysagère.

 

Crédit image : © Direction Biodiversité et nature en ville – Ville de Lyon

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Des Mystères...

Le Rosaire, qui donne son nom au jardin, est une prière mariale issue de la dévotion catholique, centrée sur la méditation des mystères de la vie du Christ.
Historiquement, des stations accueillant les Mystères sculptés jalonnaient le cheminement du jardin le long duquel les pèlerins récitaient cette prière. Le projet de restauration retient l’évocation de ces stations via une scénographie végétale mentionnée dans les archives et aujourd’hui disparue.
Le choix des essences des plantations, leurs couleurs, leurs formes, leurs odeurs rappelleront les trois groupes historiques des mystères : joyeux, douloureux et glorieux. Les Mystères sculptés ne seront pas restitués mais des inserts au sol viendront signifier leur emplacement et indiquer la progression au fur et à mesure des stations.

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