Les Mercredis de l'Anthropocène

Accroche Date / Lieu
Du 3 mars au 30 juin, en ligne
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Les Mercredis de l'Anthropocène
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Conférence
Accroche détaillée

Ce rendez-vous hebdomadaire incontournable, créé et mis en œuvre par l'Ecole urbaine de Lyon, vise à comprendre le changement global qui traverse nos mondes urbains.

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Découvrez la programmation du mois de mars :

►MERCREDI 31 MARS 2021, 18H30/19H30 - L'ÉCOUTE CRITIQUE, UNE VOIE POUR EXPLORER L'ESPACE URBAIN.
Comment appréhender l'espace urbain, le décrire, l'analyser ? L'observation par le regard apparaît souvent comme une évidence, mais laisse dans l'ombre les possibles du sonore pour révéler ce qui se passe en ville, de la production urbanistique aux rapports sociaux qui s'y nouent. L'écoute critique, au travers d’une écoute active, non hiérarchisante, curieuse sans naïveté, cultivée sans systématisme, propose une autre méthode pour penser la ville, articulant analyse informée et ouverture à la singularité de chaque diffusion/environnement/objet. Par cette notion, nous proposons ainsi de réfléchir à une manière singulière de s'intéresser aux dimensions environnementales, politiques et sociales des espaces urbains ainsi qu'à leur production.
Avec :
- Marc-Antoine Granier. Compositeur et réalisateur radio depuis 20 ans, il compose pour le spectacle vivant et fabrique des documentaires ou essais radiophoniques, notamment pour France Culture. Il a réalisé "Total désir" (France culture, 2018) et "Ville souterraine" (RTBF, 2019). Ses recherches cheminent souvent dans les interstices de l'urbain pour tenter d'en révéler les récits et la création sonore.
- Juliette Volcler. Chercheuse indépendante, autrice, productrice radio, critique et curatrice sonore. Elle travaille sur la critique sociale du son et l'histoire de la création sonore. Elle a publié deux essais : "Le son comme arme" (La Découverte, 2011) et "Contrôle" (La Découverte / La rue musicale, 2017).
Co-animation :
- Matthieu Adam.
 Chercheur en géographie au laboratoire EVS, ses travaux portent sur l’intégration des problématiques environnementales dans la production de l’urbain. Il a coordonné, avec Émeline Comby, l’ouvrage "Le capital dans la cité. Une encyclopédie critique de la ville" (Amsterdam, 2020). Il est aussi documentariste radio amateur et a co-réalisé, avec Marie Causse, "On dirait la soude : plages et ville d’un industriel de la chimie" (Radio Canut, 2019).
- Marie-Noëlle Battaglia. Documentariste, son travail explore les questions urbaines, d’appropriation des territoires, de migration ou encore de précarité. Elle a réalisé plusieurs documentaires : "Passagères incertaines" (2015) et "En remontant les murs" (2020).

Programme du mois d'avril 2021

►Mercredi 7 avril - Néolithique Anthropocène, un dialogue à l'œuvre.
Le 2 avril 2021, s’ouvre, au musée des Confluences, l’exposition La Terre en héritage : du Néolithique à nous, à laquelle le néolithicien Jean-Paul Demoule et le géographe Michel Lussault ont contribué scientifiquement. Cette exposition, comme le livre Néolithique Anthropocène. Dialogue autour des douze mille dernières années (coédition École urbaine de Lyon & Deux-cent-cinq, coll. À partir de l’Anthropocène, printemps 2021) montrent la richesse des échanges entre les spécialistes de ces époques qui révolutionnent le Monde et questionnent l’habitabilité de la Terre.
Avec :
- Jean-Paul Demoule. Archéologue et préhistorien, professeur émérite de protohistoire européenne à l’université de Paris I (Panthéon-Sorbonne) et membre honoraire de l’Institut Universitaire de France. Ses travaux portent sur la néolithisation de l’Europe, ainsi que sur les sociétés de l’âge du Fer, sur l’histoire de l’archéologie et son rôle social, ou encore sur ses constructions idéologiques et, à ce titre, sur le « problème indo-européen ». Ses derniers livres : Aux origines, l’archéologie. Une science au coeur des grands débats de notre temps (La Découverte, 2020), Trésors, les petites et les grandes découvertes qui font l’archéologie (Flammarion, 2019), Les dix millénaires oubliés qui ont fait l’histoire. Quand on inventa l’agriculture, la guerre et les chefs (Fayard, 2017).
- Michel Lussault. Géographe, professeur à l’Université de Lyon (Ecole Normale Supérieure de Lyon), membre du laboratoire de recherche Environnement, villes, sociétés et du Labex IMU. Dans son travail, il analyse les modalités de l’habitation humaine des espaces terrestres, à toutes les échelles et en se fondant sur l’idée que l’urbain mondialisé anthropocène constitue le nouvel habitat de référence pour chacun et pour tous. Afin de pouvoir amplifier de telles recherches qui exigent une véritable interdisciplinarité, il a créé, en 2017, l’Ecole Urbaine de Lyon. Ses derniers livres : Chroniques de géo’ virale (École urbaine de Lyon & Deux-cent-cinq, coll. À partir de l’Anthropocène, 2020), avec Yann Calberac, Olivier Lazzarotti, Jacques Lévy, Carte d’identités. L’espace au singulier (Hermann, 2019), Hyper-lieux. Les nouvelles géographies de la mondialisation (Le Seuil, Coll. la Couleur des idées, 2017).
Animation :
- Bérénice Gagne. Issue d’un parcours de formation pluridisciplinaire entre littérature, sciences du langage et sciences politiques, elle est chargée, depuis 2019, de la veille hebdomadaire de l’École urbaine de Lyon sur l’Anthropocène.

►Mercredi 14 avril - La ville prédictive.
Quelles sont les capacités et limites de l’Intelligence Artificielle, et plus généralement des méthodes « data driven » et algorithmiques, lorsqu’elles sont utilisées comme outil de prospective urbaine ? Au-delà du regard critique nécessaire sur les biais induits par les données exploitées pour l’apprentissage et les mécanismes de renforcement d’inégalités et de discriminations, quels sont les apports de ces méthodes ? Dans quels domaines y a-t-il un véritable intérêt ? Sur la gestion de la mobilité il semble qu’on trouve des usages pertinents, est-ce le cas dans une production de PLU par exemple ? Quels sont les horizons temporels qui ont du sens ? Prédire l’état urbain à 1h peut être très utile, mais est-ce faisable voire raisonnable d’envisager des prédictions à 50 ans ? En quoi se fonder trop sur une IA risque, parfois, de faire « oublier » une expertise de terrain et humaine irremplaçable ? Comment pourrait-on l’envisager dans ces cadres comme des outils d’aide à la décision ou comme support à la délibération citoyenne sans rentrer dans une dystopie post-démocratique ?
Avec :
- Stéphane Roche. Géographe et géomaticien, Professeur au Département des sciences géomatiques de l'Université Laval, Québec.
- Christine Malé. Chargée de mission à la direction Planification et Stratégies Territoriales de la Métropole de Lyon, elle fut chef du projet de recherche ÉcoCité dédié à la modélisation urbaine du quartier de Gerland entre 2014 et 2018.
Animation :
- Hervé Rivano. Professeur à l'INSA de Lyon, il dirige l'équipe commune Inria/INSA Lyon Agora du laboratoire CITI).

►Mercredi 21 avril  - Curateurs de l'anthropocène, de l'art à l’architecture.
Phénomène complexe pour désigner une idée assez simple – la Terre est désormais directement affectée par les actions des êtres humains. Comment en parler, comment le figurer, comment le montrer ? Quels outils avons-nous à notre disposition ? Parmi les formats possibles : l’exposition. Comment celle-ci traite ce sujet et en retour comment est-elle impactée par lui ?
Avec :
- Valérie Disdier.
Historienne de l’art et urbaniste. Après avoir créé en 2001 et dirigé Archipel Centre De Culture Urbaine (Lyon), elle est, depuis 2018, responsable du pôle programmation et diffusion de l’École urbaine de Lyon. Parmi les formats qu’elle développe, seule ou collectivement depuis une vingtaine d’années, la question de l’exposition est récurrente : Georges Adilon (2001, Rectangle, Lyon), Nouvelles vagues (2007, Archipel, Lyon), Ici et le monde (2009, SAM, Basel), La ville en marchant (2017, Archipel, Lyon), Des Milliers d’Ici (2019, Halles du Faubourg, Lyon), Énergies Désespoir (2021, Centquatre, Paris).
- Martin Guinard-Terrin. Après une formation en arts visuels et en histoire des arts, il a travaillé sur plusieurs projets interdisciplinaires traitant de la mutation écologique. Il a notamment collaboré avec Bruno Latour sur quatre projets internationaux. En 2016, il a co-commandité l'exposition Reset Modernity ! au ZKM. Puis, il a dirigé une plateforme d'ateliers (Reset Modernity ! Shanghai perspective) dans le cadre du 2116, Shanghai Project, dirigé par Hans Ulrich Obrist et Yangwoo Lee. Il est actuellement le commissaire, avec Reza Haeri, d'une itération d'un projet similaire en Iran (Reset Modernity ! Tehran perspective). En parallèle, il travaille sur une autre exposition au ZKM.
Animation :
- Jérémy Cheval : Architecte Urbaniste Ph.D., spécialiste des transformations sociales et spatiales en Chine, il est le coordinateur du Pôle Formation de l’École urbaine de Lyon.

►Mercredi 28 avril - Revenu de base en débat
Interrogé depuis plusieurs années, le principe de revenu de base revient fortement sur la scène des institutions et exécutifs de nombreux pays avec la pandémie qui a fortement aggravée la situation économique et sociale, et en particulier celle de la jeunesse.
Avec :
- Antoine Dulin. Conseiller social et solidarité du cabinet de la Métropole de Lyon et Président de la commission de l’insertion des jeunes au Conseil d’orientation des politiques de jeunesse.
- Baptiste Mylondo. Enseignant-chercheur en économie et philosophie politique à Sciences Po-Lyon, auteur et traducteur de plusieurs livres, il se consacre à la critique de la valeur travail, de la société de consommation, des inégalités, et de la société de croissance.
Animation :
- Fabrice Bardet. Chargé de recherche et directeur de la composante RIVES de l’ENTPE, ses travaux portent sur les formes de quantification financière en particulier sur le terrain des métropoles.

Infos pratiques

Du 03/03/2021 au 30/06/2021

Infos adresse supplémentaire

École Urbaine de Lyon
Hôtel71
71 quai Perrache
69002 Lyon

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