Conférences autour de l’exposition Souvenir de la Grande Guerre

Accroche Date / Lieu
Les 13 sept., 8 nov. et 13 déc., aux Archives départementales du Rhône
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Conférences autour de l’exposition Souvenir de la Grande Guerre
© Projet de Tony Garnier pour le monument aux morts de l’île aux Cygnes (Lyon), cliché BMLyon.
Thématique principale
Conférence
Accroche détaillée

Les conférences organisées par les Archives départementales et métropolitaines font dialoguer, autour d’un dossier, d’un document ou d’une problématique liée aux archives, chercheurs et archivistes pour en préciser le contexte et l’intérêt.
Trois conférences seront données en septembre, novembre et décembre autour de l'exposition Souvenir de la Grande Guerre : les monuments aux morts du Rhône et de la Métropole de Lyon.

Contenu
Contenu

Jeudi 13 septembre, 18 h : Les monuments aux morts

Martine Aubry, ingénieur de recherche, administrateur de la base "Monuments aux Morts", Université de Lille, laboratoire IRHiS
Laurent Veyssière, conservateur général, directeur-adjoint de la Mission du Centenaire.

À partir de 1919, on inaugure en France les premiers monuments à la mémoire des soldats morts pendant la Grande Guerre. Depuis 2009, l’université de Lille (laboratoire IRHiS) a mis en chantier une base de données interactive et collaborative sur ces monuments. À ce jour, près de 26 000 fiches sont présentes sur le site monumentsmorts.univ-lille.fr : 582 pour le Rhône, plus de 900 pour le Nord, 960 pour le Pas-de-Calais. Grâce à ce recensement, analyses et statistiques sont possibles sur des sujets variés : l’architecture des monuments (architecte, sculpteur, marbrier…), les épitaphes qui présentent des différences d’une commune à l’autre, les inscriptions des soldats morts (par ordre alphabétique, par années de décès, etc.), les dates d’inauguration, etc. Les comparaisons régionales permettent de mettre en évidence des caractéristiques nationales et des particularismes locaux.

 

Jeudi 8 novembre, 18 h : Sculpteurs et marbriers, artisans du souvenir de la Grande Guerre

Catherine Guillot, conservateur en chef, DRAC Auvergne-Rhône-Alpes
Véronique Belle, chercheur, Inventaire général, Région Auvergne-Rhône-Alpes

L'analyse des archives de la construction des monuments aux morts de la Première Guerre mondiale dans le Rhône permet de cerner la place de son auteur, marbrier connu dans un secteur géographique proche, sculpteur reconnu localement, artiste soumis à un concours national ou statuaire de renommée choisi d'emblée par une commune. Les documents témoignent de la répartition des rôles entre le sculpteur et l'architecte qui dessine les monuments les plus ambitieux. Lorsqu'ils sont conservés, les dessins des projets permettent d'appréhender les étapes de réalisation du monument. À partir des études réalisées ces dernières années par le service régional de l’inventaire sur les marbreries lyonnaises (Moine, Favre, ou l’antenne de la Guillotière des Marbriers et Sculpteurs réunis), c’est tout un univers qui se livre à nous. Les archives, constituées de courriers, plans, dessins, photographies, catalogues de modèles, apportent des éclaircissements sur les entreprises elles-mêmes, sur les carrières de pierre, sur les monuments édifiés par la marbrerie que ce soit dans le domaine funéraire ou dans celui des arts décoratifs.

 

Jeudi 13 décembre, 18 h : Une œuvre de Tony Garnier, le monument aux morts de la ville de Lyon

Philippe Dufieux, professeur, École nationale supérieure d’architecture
Céline Cadieu-Dumont, conservateur en chef, Archives départementales et métropolitaines

Qui sait que Tony Garnier (1869-1948), l’architecte des grands équipements lyonnais construits dans la première moitié du XXe siècle, a conçu de nombreux projets de monuments funéraires pour sa ville ? Dès la fin de la guerre, mu par une latinité servant la pax romana, Garnier projette un temple spectaculaire à l’extrémité orientale de la colline de la Croix-Rousse. Il produira de nombreuses perspectives du monument afin d’apprécier l’insertion de sa masse cyclopéenne dans le tissu urbain en vis-à-vis de la colline de Fourvière et afin de matérialiser la filiation symbolique entre les origines païennes de Lyon, la société républicaine antique et le radicalisme municipal incarné localement par la figure d’Herriot. Mais ce projet ne verra aucun commencement d’exécution.

En 1922, Tony Garnier répond au concours organisé par la ville de Lyon en vue de l’érection d’un monument sur l’île aux Cygnes au parc de la Tête d’Or, en l’honneur des 10 600 Lyonnais tombés au combat. Il ne présente pas moins de six projets, dont celui qui sera construit à Monplaisir (1924-1929), composant de singulières projections graphiques qui semblent plonger la cité rhodanienne dans une commémoration perpétuelle. Est retenu le cénotaphe, à la fois autel et figure de proue, conçu avec le grand prix de Rome de sculpture Jean-Baptiste Larrivé et la complicité de Louis Bertola et de Claude Grange pour les bas-reliefs du soubassement qui évoquent avec éloquence La Victoire et La Paix, Le Départ et La Guerre : des compositions inspirées d’événements observés au front, traitées dans une exceptionnelle puissance plastique.

 

Infos pratiques

Les 13/09/2018, 08/11/2018 et 13/12/2018

Infos dates / horaires supplémentaires

18h

Equipement

Archives départementales du Rhône

Adresse
34 rue Général Mouton-Duvernet

Code postal
69003
Ville
Lyon

Tarif / Infos pratiques supplémentaires

Gratuit

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