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Sport
- Publié le 7 janvier 2020

Tony Parker au centre du jeu

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Dans la vie comme sur le terrain, on n’arrête pas Tony Parker. Le président de l’ASVEL – masculin et féminin – fourmille de projets pour ses deux clubs lyonnais comme pour son académie récemment inaugurée à Gerland.

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Ne parlez pas de retraite à Tony Parker ! Quelques mois après avoir quitté les parquets de la NBA américaine fort de ses 4 titres de champion, l’ancien meneur de jeu file à la même vitesse qui en faisait un poison pour les défenses. Mais à 37 ans, il dribble les rendez-vous d’affaires, les conférences de presse, les décalages horaires… avec un appétit similaire.
Dans son emploi du temps chargé, Lyon tient une place à part. Quelques jours entre Rhône et Saône lui auront suffi pour lancer la saison des clubs dont il est propriétaire, LDLC ASVEL masculin et féminin (tous deux champions de France en titre), recevoir une décoration et inaugurer sa Tony Parker Adequat Academy.

Faire la passe…
La raison de cette boulimie ? « Je veux aider la nouvelle génération et rendre à mon pays ce qu’il m’a apporté, je suis très fier d’être français », affirme avec conviction celui qui a toujours revêtu la tunique de l’équipe de France, lui apportant son premier titre européen, et ce alors qu’il est issu d’une mère hollandaise, d’un père américain et a vu le jour… en Belgique !
Rester à trouver le bon endroit pour investir. Lyon s’est imposé naturellement : « je cherchais un club historique, et, en France, c’est l’ASVEL qui a ce statut. Ensuite, j’ai été séduit par la mentalité familiale de Lyon, où tout le monde se connaît. C’est d’ailleurs devenue ma ville adoptive. »
Businessman averti, au point d’être recruté par un fonds d’investissement américain, « TP » fonctionne également beaucoup à l’émotion. Ses yeux brillent à l’évocation des premières recrues de son académie. Recrues qu’il a pris le temps de rencontrer et qu’il a lui-même sélectionnées d’après des vidéos de présentation. La clé pour intégrer les lieux ? « Il faut que je voie quelque chose qui me touche, que j’identifie une passion. »

Rebondir…
Aussi, cette structure de 4 bâtiments installée à quelques encablures du palais des Sports apparaît comme un mix de ses centres d’intérêt, avec ses 3 terrains de basket couverts, une résidence étudiante, un lycée privé hors contrat et une agence d’intérim en interne ! « J’ai le goût du business et j’ai réfléchi à un concept différent de ce qui existe, comme les centres de formation. L’idée, c’est d’exposer très tôt les jeunes au monde du travail. Qu’ils soient épanouis même s’ils ne deviennent pas professionnels et l’on sait bien que la majorité ne le sera pas. Il faut aider l’élite comme les autres. »
Et les ambitions ne manquent pas. Côté académie « après le basket et le e-sport, nous souhaitons nous ouvrir au tennis, au foot et à la musique dès l’an prochain et donner une dimension internationale à l’académie. Nous avons des contacts en Chine, au Japon, en Inde… ». Côté terrain, TP veut pérenniser la présence des garçons de l’ASVEL en EuroLeague, dans l’attente de la nouvelle salle construite avec l’OL, et voit l’équipe féminine en demi-finale européenne dès cette saison. Toujours être maître du jeu…

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