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- Publié le 26 septembre 2019

Portrait de sportive : Carole Castellani

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Passionnée de rugby, Carole Castellani a été joueuse et préparatrice sportive au LOU. Aujourd’hui elle se consacre à plein temps au crossfit, un sport dont elle est devenue la n°1 française.

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Pouvez-vous nous présenter le crossfit ?
Carole Castellani
: C’est un sport qui allie trois disciplines : endurance, gymnastique et haltérophilie. Quand on pratique c’est généralement sur une séance d’une heure avec une partie échauffement, puis les skills qui sont un entraînement sur un point spécifique et à la fin un WOD : Workout Of Day. C’est une épreuve que tout le monde fait ensemble à la fin de la séance et ça change tous les jours, donc au final le crossfit c’est hyper varié. Le principe c’est d’être prêt physiquement pour relever un peu tous les types de défis.

Comment avez-vous découvert cette activité ?
Un peu par hasard… Je suis dans le milieu du sport depuis longtemps, j’exerce comme coach sportif. En 2013, je faisais des recherches sur internet et je me suis intéressée au crossfit. J’ai regardé ce qui se faisait à Lyon et, coïncidence, un ami avec qui j’étais en master STAPS venait d’ouvrir la première salle : Crossfit Lyon. Je l’ai contacté et lui ai demandé si je pouvais venir essayer… et depuis je n’ai jamais arrêté !

Aujourd’hui vous pratiquez à quel rythme ?
En ce moment, j’ai la chance de pouvoir m’entraîner deux ou trois fois par jour. Depuis fin juin, je ne travaille plus au LOU donc j’en profite, j’ai beaucoup plus de temps pour pratiquer. L’objectif c’est de me qualifier à nouveau aux Championnats du Monde. La 1ère phase de qualifications arrive dans 15 jours…

Alors parlons-en de ces Mondiaux de Madison (USA), quels souvenirs en gardez-vous ?
C’était grandiose ! C’est un événement que j’ai regardé sur internet pendant des années, un peu comme tous les mordus de crossfit. Jamais je ne m’étais dit qu’un jour j’y participerai ! C’est un rêve qui est devenu réalité... et je n’ai pas vraiment eu le temps de réaliser que c’était déjà terminé.

Comment se déroule une compétition de crossfit ?
Celle-là en l’occurrence, est un peu spéciale car c’est la finale des Championnats du Monde. Il y avait deux représentantes pour la France sur 142 participantes. La formule a un peu changé car avant il n’y avait que 40 finalistes. Cette année, le jury a donc organisé des cuts, c’est-à-dire qu’après la 1ère épreuve, ils ont gardé les 75 meilleures, après la 2ème épreuve 50 et ainsi de suite… Les deux derniers jours de la compétition, il ne restait que les 10 meilleures…

Comment ça s’est passé pour vous ?
J’ai fait quatre épreuves, j’ai fini 34ème. Si on m’avait dit ça il y a six mois, j’aurais signé tout de suite… Mais bon, si j’y retourne l’année prochaine, c’est sûr que j’essaierais de faire mieux !

Vous êtes une ancienne joueuse de rugby, quel rapport entretenez-vous avec ce sport ?
Ca me manque. J’adore le rugby. Le jeu me manque, la balle, la notion de groupe, de sacrifice pour le groupe, l’ambiance… Même si on retrouve un peu cet esprit dans les épreuves de crossfit qu’on est amené à faire en team. J’ai arrêté de jouer au rugby en 2016 mais comme j’ai de gros objectifs en crossfit, je ne peux pas me permettre de reprendre une seconde discipline sportive.

Le crossfit et la préparation de rugbymen, ça se rejoint ?
Ca peut. Les rugbymen ne peuvent pas faire que du crossfit pour se préparer. Mais on peut prendre plein de choses dans le crossfit pour l’amener au rugby. Je le faisais souvent et mes joueurs m’aimaient bien -ou pas- pour ça d’ailleurs… De façon générale, je dirais que le crossfit c’est tellement varié que ça peut aider pour tous les sports. Ca peut vraiment être un gain sur plein d’aspects que ce soit la mobilité, la force, l’endurance.

Vous êtes toujours fan du LOU ?
Oui je supporte l’équipe du LOU. C’est mon équipe de cœur. Je suis aussi le rugby féminin car j’ai des copines dans l’équipe. Et pareil pour les garçons, j’en connais quelques-uns et j’essaie de les suivre au maximum. J’étais assez triste que Félix Lambey n’ait pas été retenu en équipe de France et de la même façon, je suis très heureuse que Pierre-Louis Barassi rejoigne les Bleus.


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