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- Publié le 19 décembre 2019

Quand l’art prend place

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Un conseil de quartier sur-motivé, un aréopage de partenaires divers et variés, des habitants prêts à s’impliquer… sont les ingrédients du projet d’Arborescence, oeuvre éphémère installée place Guichard. À voir jusqu’au 5 janvier.

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Quartier Guichard

Au départ, le souhait du Conseil de quartier Mutualité-Préfecture-Moncey d’accorder une place plus visible à l’art dans la ville. Car sa présidente, Marie Raynal, en est convaincue : « l’art est un moteur essentiel de l’existence, qui aide à vivre, à rassembler les gens, qui donne du sens. »
Et l’installer au coeur de la cité est le meilleur moyen pour que tout le monde y ait accès. « Donc j’ai frappé à la porte de l’École nationale supérieure des beaux-arts (Ensba) pour présenter notre projet, c’est-à-dire créer une oeuvre éphémère pour la place Guichard. J’ai eu une écoute formidable. » L’accueil fut également enthousiaste et fructueux de la part de la Biennale d’art contemporain qui a inclus la démarche dans son programme Résonance.

Ateliers

Celle-ci a été menée dans les règles de l’art. L’Ensba a proposé cinq artistes. L’oeuvre, sur le thème du paysage, devait faire écho à la fontaine du Buisson ardent de Geneviève Böhmer (ndlr : installée sur la place Varlin) et à la Bourse du travail. Le jury a retenu la proposition de Cédric Esturillo.
« L’essentiel pour nous était que cela facilite les pratiques culturelles des habitants », souligne Marie Raynal. De multiples ateliers et conférences ont donc été déployés dans les structures du quartier telles que la Maison pour tous des Rancy, le Centre social Bonnefoi, l’association ADOS, l’Olivier des sages, les écoles Mazenod, Paul Painlevé, Saint-Exupéry, le collège Raoul Dufy, les Escales solidaires d’Habitat et humanisme…
Peinture, croquis, photographie, lecture et écriture de poèmes… ont donné lieu à de nombreuses créations et autant de moments partagés entre participants de tous âges, toutes conditions, toutes origines. « Le travail fait par Blandine Heitz avec les “passagers” des Escales solidaires dont certains n’avaient jamais touché un pinceau a notamment été époustouflant », retient la présidente. « C’est ce que nous voulions, que l’art soit l’objet de tous. » C’est sûr, il en restera des traces.


 

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