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Patrimoine
- Publié le 6 février 2017

Fontaine Bartholdi : bain de jouvence

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Point d'étape : en juin dernier, Amphitrite et ses anges quittaient la place des Terreaux pour prendre la direction de la fonderie de Coubertin, en région parisienne.

C’est là que, depuis des mois, des artisans œuvrent pour que la fontaine Bartholdi réapparaisse à l’automne comme au premier jour.

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Tous les chantiers réservent des surprises. Celui de la restauration de la fontaine Bartholdi, n’en est pas exempt.

Si un diagnostic complet de la sculpture avait été opéré au préalable, de “nouvelles” cicatrices sont apparues lors de son découpage. Une grande partie de ces stigmates, provoqués par le temps et de petites réparations au fil des années, était masquée par les concrétions calcaires dont l’œuvre était couverte.

Après le démontage, le constat, la modélisation…, ont été effectués les essais de nettoyage, de patine…

Objectif : employer la meilleure méthode pour redonner son aspect d’origine et une structure plus solide à l’ensemble. L’hydrogommage, nettoyage doux à base de sable fin, a fait l’unanimité.

Le visage d’Amphitrite a déjà bénéficié de ce lifting. Il a repris des couleurs,… et de la rondeur !

Côté profil gauche, le contour s’était complètement affaissé, il a été remodelé et renforcé.

 

Questionnements

Les jambes des chevaux sont également en cours de traitement.

Une artiste spécialiste des équidés leur rend vigueur et nervosité telles que Bartholdi les avaient conçues. Ces jambes ont d’ailleurs des particularités inattendues, elles comportent trois peaux de plomb superposées quand les autres éléments de la sculpture n’en ont qu’une.

Une question se pose alors : quelle main les a posées ? Celle de Bartholdi ou d’artisans intervenus à d’autres périodes ? Faut-il les conserver comme témoins de l’histoire de l’œuvre ?

Ce sont les experts, comme Didier Repellin, architecte en chef des Monuments historiques, qui trancheront.

De la même façon, des mèches de cheveux ont été ajoutées sur la tête d’un ange, probablement pour masquer une déchirure.
Elles seront certainement ôtées.

À l’inverse, découverte à l’occasion du nettoyage, une marque de culot de bouteille en verre devrait être conservée. Ne nuisant pas, elle fait partie de l’histoire du monument sur lequel des Lyonnais se sont hissés lors de grands événements tel que Mai 68.

Comme annoncé, afin que les chevaux soufflent (de l’eau) et que leurs naseaux s’éclairent de nouveau, le système dissimulé dans leur nez a été complètement refait.

Pour l’heure, les délais de réalisation du chantier sont respectés, le remontage devrait débuter en avril.

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