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Enfance et éducation
- Publié le 14 décembre 2023

Le tri des déchets alimentaires à bonne école

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Le tri des biodéchets à l'école Chapeau rouge (9e)
Crédit photo : Muriel Chaulet

Jeter les déchets alimentaires dans une poubelle classique, pour la moitié des écoles de la ville c’est fini ! Ici, les élèves ont appris à trier et les biodéchets sont collectés pour être transformés en compost.

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Que se passe-t-il à l’école Chapeau rouge (9e) à la fin du repas ? « On met les déchets alimentaires dans l’assiette et on les jette dans le bac vert de la poubelle de tri. On met aussi les serviettes en papier parce qu’elles sont biodégradables », décrit Pauline, élève de CM2. Sous l’impulsion d’une équipe enseignante volontaire, son école, située dans le quartier de Vaise, a été la première du 9e arrondissement à expérimenter le tri et la collecte des biodéchets.

Intégré depuis quatre ans, le tri des déchets alimentaires est devenu une habitude pour les enfants. Et cela commence dès le CP. « Il faut à peine un mois aux CP pour apprendre. Ils sont assez autonomes. En janvier, nous allons essayer de le mettre en place avec les grands de la maternelle », explique Catherine, la responsable du restaurant. Elle ajoute : « Avec le tri, les enfants se rendent compte de ce qu’ils jettent donc ils gaspillent moins. »

Les déchets reviennent à la terre

Une fois par semaine de septembre à avril, deux fois par semaine d’avril à juillet, les bacs sont collectés par des professionnels du compostage. Pour le 9e arrondissement, le prestataire est Aiden chantiers, atelier d’insertion de personnes éloignées de l’emploi depuis plus de deux ans. Depuis 2015, Aiden chantiers produit des légumes bio à la Ferme de l’Abbé Rozier située à Écully. « C’est-à-dire à 3 kilomètres de l’école Chapeau rouge. Aujourd’hui nous récupérons les biodéchets de 10 écoles du 9e. Cela mobilise six salariés », souligne le directeur, Étienne Wasser.

Sur place, les déchets sont triés manuellement, « nous devons le faire car il nous arrive de retrouver des couverts », sourit le directeur. Puis ils sont broyés pour respecter la réglementation : « les morceaux doivent mesurer moins de 12 millimètres. » Ils sont ensuite mélangés avec du bois et l’ensemble est mis à maturation. Quatre mois sont nécessaires pour obtenir un compost. Celui-ci est employé pour l’épandage. La ferme produit une soixantaine de légumes. Les biodéchets reviennent donc nourrir la terre. « La moitié de notre production est vendue en direct lors de notre marché du mercredi après-midi. Ce qui permet de mettre nos salariés d'avoir une autre fonction : la vente au public. L’autre moitié part en demi-gros dans des épiceries et des restaurants de la métropole. » Un cycle vertueux.

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CHIFFRES CLÉS

En 2023-2024, 70 % des restaurants scolaires seront intégrés à la collecte des biodéchets. Tous les restaurants scolaires seront couverts en 2026.
Chaque mois, 35 tonnes de biodéchets sont collectés soit environ 150 kg par école chaque semaine.
331 tonnes de biodéchets ont été collectées en 2022-2023 générant 64 tonnes de compost.
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UNE COLLECTE ADAPTEE POUR LE PERSONNEL

La collecte demande de la manutention de la part des agents des cantines. Afin de la limiter au maximum, du matériel roulant adapté est mis à disposition. De plus, le système est conçu en fonction de la configuration de chaque école.

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