Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation
Installé symboliquement dans les anciens bâtiments occupés par la Gestapo du printemps 1943 jusqu’à leur bombardement le 26 mai 1944, le centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation a non seulement pour mission de conserver le souvenir, mais également celle de sensibiliser le public le plus large et notamment les jeunes générations, d'éveiller leur curiosité et de nourrir leur réflexion sur des problèmes et des événements qui, au regard de l'actualité, ont encore une portée dans le monde d'aujourd'hui.
Contact
Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation
14 Avenue Berthelot
69007 Lyon
Tel :
04 78 72 23 11
Fax :
04 72 73 32 98
Le Centre d'histoire de la Résistance et de la Déportation a été inauguré le 15 octobre 1992. Cette institution est une initiative audacieuse au service de l'Histoire et de la Mémoire d'une des périodes les plus sombres de notre passé. Sur 3000 m2, architecture et scénographie se sont étroitement associées pour servir le propos historique. Cette mise en relief de l'Histoire se manifeste plus particulièrement dans la galerie d'exposition permanente qui, avec une grande diversité de documents audiovisuels et iconographiques, éclaire la réalité de la France sous l'Occupation : " l'Etat français " et sa politique de collaboration, la Résistance, la Déportation, la Libération.
La vocation scientifique du Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation se manifeste grâce à un centre de documentation, un espace pour les jeunes, un auditorium et une galerie d'expositions temporaires.
Entre autres originalités, il s'efforce de recueillir et de conserver sur des vidéogrammes, les témoignages de ceux et de celles, souvent ignorés, qui ont été les témoins et acteurs de cette histoire. Ces archives vivantes sont indispensables pour comprendre la vie clandestine au quotidien et pour affiner la connaissance d'une période si proche et pourtant déjà si lointaine.
Un lieu symbolique Au cœur de la communauté européenne, Lyon, "capitale de la Résistance", se devait de créer un centre d'histoire digne du rôle qui fut le sien durant l'Occupation. Une part essentielle de l'histoire de la Résistance française s'est jouée à Lyon. Ce rôle de premier plan, qui se dessina nettement à partir de 1942, fut déterminé principalement par des facteurs géographiques et sociologiques :
grande métropole de la zone sud, proche de la frontière suisse et située à l'intersection de grands axes de la communication du pays ;
puissant foyer intellectuel et spirituel, alimenté par d'importantes ressources humaines elles-mêmes renforcées par la présence de nombreuses personnes réfugiées ou repliées.
Lyon a été tout à la fois le carrefour et le creuset de la Résistance. S'y sont croisés et retrouvés dans un combat commun les initiateurs, les responsables et les chefs. Là, ils ont noué des contacts et scellé des alliances.
Dans cette ville, Résistance civile et Résistance armée, complémentaires, se sont fondues. De même, la Résistance intérieure et la Résistance extérieure s'y rejoignirent dans une entreprise commune.
C'est dans cette cité que de nombreux réseaux et plusieurs mouvements de Résistance, dont certains parmi les plus importants, sont nés ou se sont développés.
C'est à Lyon enfin que se sont créées, avec l'appui de la France Libre, les bases d'un véritable " Etat clandestin " et que le processus d'unification de la Résistance a pris son élan, grâce notamment à l'action de Jean Moulin. Avec tant d'autres, il a connu dans cette ville le martyre.
Le Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation a été aménagé dans l'ancienne Ecole de santé militaire. Ce choix est hautement symbolique, car la Gestapo en avait occupé les locaux du printemps 1943 au 26 mai 1944, date de leur destruction (fortuite) par l'aviation alliée. Dans ces lieux, des hommes, des femmes, des enfants ont souffert de la barbarie nazie.