Quartiers
En 1574, le frère Jérôme de Milan, Capucins se rend à Lyon où il loge chez un compatriote, riche banquier. Ensemble, ils décident de construire un monastère pour les religieux et choisissent d'acheter, avec l’aide de Guillaume de Gadagne, un premier terrain sur le coteau de Montauban, dans le quartier Saint-Paul.
La popularité du couvent entraina la nécessité de construire un second couvent sur les pentes de la Croix-rousse alors nommées « la Montagne Saint-Sébastien ».
L’implantation du couvent est stratégique, au pied de la grande-Cote, proche de la porte Saint-Marcel, sur une propriété appelée « le Petit Forez » parce qu’il avait appartenu à un riche marchand de Lyon au 14ème siècle ; Jean de Forez. Cette propriété avait été achetée par André Coste, banquier génois en 1622. La reine Autriche assista à la pose de la première pierre de l’église en 1635.
Le couvent comprenait une église, une chapelle, une bibliothèque de 4000 ouvrages, un grand potager, une promenade, plusieurs fontaines et, des vignes. Actuellement, il subsiste du couvent, une partie du cloitre, au n°6 de la rue des Capucins.
La Révolution et la vente des biens nationaux obligent les Capucins à quitter le couvent . Les biens seront vendus et le quartier prendra une nouvelle physionomie. L’urbanisation va se faire sur cette réserve foncière à partir de 1810.
L’orientation de la rue des Capucins est déterminée par le souci des autorités de préserver les bâtiments des Ursulines qui servent de caserne aux soldats de passage à Lyon.
Une place ronde verra le jour au milieu de la rue des Capucins : la place Faurez, puis du Forez
Sur cette place une fontaine sera dédiée à Jean-Xavier Bureau de Pusy , préfet du Rhône, une monumentale fontaine avec deux bassins sera installée sur la place. Les fuites incessantes et La gêne pour la circulation font que la fontaine sera rapidement déplacée sur la place Croix- paquet.
Le quartier s’urbanise dès 1810 et devient le centre du négoce de la soie.
Les nouveaux immeubles sont principalement occupés par des Négociants.
La proximité de la Condition des Soies permet un développement rapide.
Le développement de fibres synthétiques va mettre à mal le commerce lié à la soie.
Le quartier des Capucins se reconvertit et se recentre après la seconde guerre et particulièrement après les années 1960 vers le commerce de confection et de vente de tissus en gros.
Le quartier des Capucins, après le départ des grossistes cherche une autre orientation économique.
Article rédigé par Marie-Christine Blaise
LIENS
A LIRE
« Le Quartier des Capucins, Histoires du Bas des Pentes de la Croix–Rousse»
Bernard Collonges, Photographies Gérard Ansellem
ALEAS, 2004