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L'impact des installations humaines

Impact des installations humaines

La mairie reste en alarme face à ces problèmes qui peuvent se déclencher pour plusieurs raisons.

Petit à petit l’homme s’est installé en quelques points de la balme, le plus souvent en liaison avec les points d’eau, ou par nécessité militaire ou encore parce qu’intuitivement le terrain lui semblait plus stable.

Au cours des temps historiques, d’importantes retouches ont aboutit à la création de falaises et d’abrupts verticaux : anciennes carrières et dégagement d’espaces de circulation ou de construction. Ces retouches morphologiques ont introduit des déséquilibres potentiels.

Enfin, au cours des deux derniers siècles, certains secteurs des balmes n’ont pas échappé à l’urbanisation qui a caractérisé l’agglomération lyonnaise.

 

Impacts des installations humaines sur la morphologie des terrains

 

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Les aménagements des balmes par l’homme modifient les conditions naturelles de stabilité et leur impact peut être à cet égard négatif ou positif.

Il est négatif lorsque l’ouvrage entraîne des tassements différentiels avec modification des circulations d’eau, sous-cavements, apparition de ligne de rupture au sein du massif rocheux ou perturbation dans les terrains adjacents et lorsque les dispositifs de soutènement ne sont pas appropriés ou très dégradés.
Il est positif lorsque ces aménagements sont de nature à stabiliser les terrains de couverture et à les ancrer dans les sous-couches plus stables.


Une vision mécanique de la construction de bâtiment conduit à dire que le poids des terres enlevées pour réaliser la fouille, dans laquelle est construit le bâtiment, est supérieur au poids du bâtiment. C’est très souvent vrai mais il ne faut pas négliger la potentialité d’une instabilité induite, indépendante de charge exercée.

Les conséquences actuelles de l’urbanisme du XIX siècle sont un avertissement. L’évolution naturelle des processus d’érosion le long d’un versant et le vieillissement des installations humaines sont générateurs de risques géotechniques à long terme.

 

Les murs de soutènement

Les ouvrages de soutènement réalisés au XIXe siècle et au début du XXe siècle, tous en maçonnerie de pierre, étaient souvent jointoyés au mortier de chaux. Généralement, pour des ouvrages de moins de six mètres de hauteur, l’épaisseur à la base est légèrement inférieur au tiers de la hauteur, elle se réduit ensuite par décrochements successifs. Très souvent, les ouvrages dépassant six mètres de hauteur comportent des contreforts relativement rapprochés, ce qui explique leur stabilité.

Au cours des expertises, les auteurs ont découvert certains murs de grande hauteur qui défient les lois de la statique. On peut en citer deux qui ont été observés au cours d’Herbouville :

Un mur de 11 mètres de hauteur n’ayant à sa base que 1 mètre d’épaisseur ;
Un mur, avec un léger cintre convexe vers l’amont, ayant 30m de hauteur avec une épaisseur de 1,80m
seulement à sa base.


En réalité, ces murs ne constituaient pas de véritables murs de soutènement. Le second en particulier était séparé par un vide de plusieurs centimètres de la molasse très compacte ayant un parement vertical parfaitement stable. Il s’agit donc de mur de placage qui devait être destinés uniquement à protéger les talus naturels subverticaux contre l’action des intempéries. Mais quelquefois, à l’arrière de ces murs, des remblais de qualités diverses avec bricaillons et déchets se sont accumulés au cours des ans et ont constitué un léger coin de poussée.

Tant que ces ouvrages restent encastrés dans un ensemble immobilier avec murs de refend, contreforts, etc, ils sont stables, car ils ne subissent pratiquement pas de poussée des terrains qu’ils dissimulent

Mais dès que l’équilibre d’ensemble est compromis, soit par des travaux de reprise en sous-œuvre, soit par démolition ou surcharge accidentelle venant d’éboulements de fonds supérieurs, ces murs sont susceptibles de s’effondrer brutalement, comme cela a été le cas dans la partie centrale du n°14 du cours d’Herbouville en 1981 (mur de 11 m de haut).

Plusieurs sources de danger

Il est également important de préciser que, le plus souvent, sur le flanc des collines de la Croix Rousse ou de Fourvière, les bâtiments sont véritablement encastrés dans les talus. Leur profondeur augmente avec le nombre des étages pour suivre la pente générale des talus. Quelquefois, des caves étaient construites dans le talus à l’arrière des immeubles de plein pied avec les appartements du 2éme ou 3éme étage.

On citera pour mémoire les murs constitués d’agglomérés creux ou plein de ciment construits depuis une trentaine d’année jusqu’à 2 ou 3 mètres de hauteur. Ces ouvrages se sont très fortement déformés ou éboulés. Cela n’est pas étonnant, car leur construction dans de telles conditions échappe à tout bon sens.

 

Origine de l'eau, facteur déclenchant les accidents

Toute fatalité doit être exclue concernant les mouvements constatés.

Les formations géologiques qui participent à la constitution des collines contiennent, quelle que soit leur nature, de l’eau dont l’origine est l’eau de pluie, qu’elles stockent temporairement et qui s’écoule naturellement vers leur profondeur ou leur bordure.

Au cours de l’histoire géologique, les collines ont été façonnées selon le processus naturel de l’érosion et ont acquis un état équilibre qui temporairement prend en compte l’eau contenue dans les terrains. Les paramètres conduisant à cet état d’équilibre peuvent être modifiés notamment par des augmentations de hauteur de pluie et conduire à des modifications de l’état d’équilibre, concrétisées par des mouvements superficiels.

On doit ajouter à cet état naturel les modifications apportées par l’homme, à savoir les réseaux de galeries et les constructions, en particulier des murs de soutènement, deux paramètres importants dont les variations contribuent à la remise en cause de l’état d’équilibre.

 

Pluviométrie

S’agissant de l’eau de pluie, l’examen et l'étude de relevés journaliers montrent que l’éboulement de 1930 ne correspond pas à une période de pluviosité exceptionnelle.

En revanche, l’accident de 1932 à été précédé de 7 jours de précipitations supérieures à la moyenne mensuelle.

En 1977, le mois de juillet a été marqué par une pluviosité supérieure à 2 fois la moyenne mensuelle.

En avril 1983, la hauteur de pluie a dépassée 4 fois la moyenne mensuelle et 2 fois la moyenne mensuelle en mai 1983. Si l’on compare la pluviométrie des mois d’avril et mai 1983 avec des pluviométries mensuelles les plus importantes enregistrées au cours de la période 1922-1984, on constate alors que la pluviométrie de mai 1983 (230 mm) n’est pas la plus forte enregistrée.

Elle a été dépassée en octobre 1935 (247 mm), septembre 1965 (258 mm), ou approchée plusieurs fois sans qu’il y ait de glissement. Mais c’est la première fois que pendant trois mois consécutifs, la pluie a été extrêmement abondante.

On constate ainsi que les mois de mars, avril et mai 1983 constituent le trimestre le plus pluvieux jamais enregistré dans la région lyonnaise.

En 1993, l’automne a également été très arrosé sur la région et plusieurs accidents géotechniques ont eu lieu : en septembre il est tombé 256 mm contre une moyenne mensuelle de 71 mm et en octobre 216 mm contre 72 mm.

Enfin 2002 le mois de novembre a connu une pluviosité de trois fois supérieure à la moyenne mensuelle ce qui a conduit notamment à un éboulement rocheux montée de la Duchére.

 

Rupture de canalisation de distribution d’eau potable

A ces venues d’eau en grande quantité, que le terrain et les ouvrages drainants ne peuvent rapidement éliminer, peuvent s’ajouter les venues d’eau accidentelles constatées en 1930 et 1977, liées à des ruptures ou mauvais écoulement de certaines canalisations.

Dans l’état actuel, ces ruptures imprévisibles restent le risque le plus important et le moins bien maîtrisé.

Si l’absence de fatalité est réelle, l’est aussi l’absence de mesures dont le scientifique à besoin pour approcher le risque. S’il peut connaître le terrain, son comportement, la hauteur de pluie et statistiquement approcher une méthode de prévision des glissements, il ne peut contrôler tous les paramètres qui dépendent de la responsabilité collective et qui entrent dans le cadre des mesures de prévention.

 

 

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