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Autres animaux

Pigeon en ville

La bonne santé et la sécurité de la cité imposent une surveillance et une régulation des populations de certains animaux des villes, ou affectionnant y séjourner.

Cycliques, constantes ou occasionnelles, les nuisances engendrées par ces animaux sont multiples. Pour les prévenir, la Direction de l'Ecologie Urbaine déploie une série d'actions efficaces et ciblées.

Etourneaux

 

Des nuées d’étourneaux migrateurs viennent renforcer des groupes autochtones à la faveur des productions agricoles abandonnées dans les cultures. Les dortoirs urbains peuvent engendrer temporairement des nuisances importantes pour les riverains (bruits, fientes, etc.) et potentiellement un risque pour la santé publique.

Un certain nombre de mesures permettant d'atténuer ces nuisances :

Détection des dortoirs , évaluation des densités d’individus, constatations des nuisances
Mise en place de mesures visant à réduire l’intrusion et la sédentarisation de ces oiseaux
Elagage des arbres accueillants ces étourneaux
Effarouchement pyro-optique et acoustique avant l’aube et après le crépuscule
Interdiction de stationnement temporaire sous les arbres colonisés
Nettoyage matinal des zones souillées par les fientes par le service Propreté du Grand Lyon

 


Réglementation


Code général des collectivités territoriales : article 2212-2 alinéa 7 
 

Bloc note

 

Pigeons

 

Les pigeons, par leur perchement et leur nidification, génèrent des nuisances sur les bâtiments. Les fientes sur les trottoirs rendent ceux-ci dangereux ou insalubres. Le pigeon peut transmettre des maladies (zoonoses) et des parasites (la tique des pigeons Argas reflexus).

 

Dans le cadre des pouvoirs de police du maire, la Direction de l'Ecologie Urbaine met en place une maîtrise du risque pigeons selon les trois grands axes d’actions suivants :

Au niveau du biotope : prescriptions de toute modification permettant de réduire la nidification et le perchement.
Au niveau de l’accès à la nourriture : lutte contre le nourrissage sauvage et les dépôts d’aliments fortuits ou réguliers.
Au niveau de la colonie : cartographie et suivi des populations de pigeons, captures régulières visant à diminuer la taille des colonies excédentaires.

 


Réglementation


Arrêté préfectoral du 10 avril 1980 (règlement sanitaire départemental : articles 26-99.2- et 120)
Arrêté municipal du 17 décembre 1965 relatif à la lutte contre les pigeons. 
 

Bloc note

 

Corvidés

Les Corvidés en ville

La corneille noire et le corbeau freux sont inscrits sur la liste nationale des animaux dits "nuisibles" depuis 1988. Depuis plusieurs années, ils se réfugient en colonies de plus en plus importantes en milieu urbain, nichent dans les grands arbres et provoquent des nuisances sonores et environnementales. Diverses techniques peuvent être utilisées pour réguler ces populations.

L’élagage des arbres
L’élagage permet de réduire la longueur et le nombre des branches des arbres, des arbustes ou des haies. L’élagage est utile, voire nécessaire, à de nombreux végétaux en zone urbaine. Une taille artificielle bien faite peut limiter les possibilités pour les corvidés de construire leurs nids. Cette solution reste une solution de long terme et doit s’inscrire dans une logique de taille raisonnée et de renouvellement du parc végétal piloté par la Métropole de Lyon.

L’effarouchement sonore
Un pistolet projette des cartouches crépitantes ou détonantes. Ce système affole les corvidés, les fait fuir et n’est d’aucun risque pour les habitants voisins. Cette méthode représente une source de nuisance sonore pour les riverains, l’effarouchement devant être effectué plusieurs jours de suite tôt le matin et tard le soir. Cette méthode reste limitée, puisque l’on peut assister à un retour de la colonie au bout de quelques jours ou son déplacement sur un autre site de la ville.

L’enlèvement des nids
Les opérateurs grimpent dans les arbres à l’aide de cordes ou de nacelles, vérifient le contenu des nids puis, s’ils sont vides, les retirent. Les nids occupés (œufs ou oisillons) sont laissés en place. Cette opération doit être renouvelée souvent sur plusieurs années avant de constater le départ définitif de la colonie.

Le prédateur naturel
Le simple vol de buses ou de faucons pèlerins crée la fuite des corvidés vers les parcs et espaces verts en périphérie. Ces rapaces, sous contrôle de dresseurs, peuvent s’insérer dans les nids et dévorer les œufs ou les petits. Les corvidés peuvent revenir pour remplacer cette ponte décimée. Une seconde intervention des prédateurs est alors nécessaire.

  Corvidé (corbeau)   Nids de corvidés (corbeau) dans les arbres

 

Règlementation
Arrêté du 2 août 2012 détermine la liste des animaux classés nuisibles
Neuvième point de l’article L 2122-21 du CGCT

Rats et autres nuisibles

 

Les actions :

 Afin de lutter efficacement contre les nuisibles, la Direction de l'Ecologie Urbaine :

Conduit des enquêtes et investigations sanitaires pour tous les sites colonisés par des rongeurs ou des insectes et édicte des prescriptions sanitaires visant à restreindre pour les rats l’accessibilité à la nourriture et aux locaux, à empêcher l’intrusion et la prolifération et à supprimer tout élément susceptible de favoriser leur sédentarisation (suppression des matériels et emballages inutiles) et tous les facteurs favorisant la prolifération des insectes .
Assure la lutte chimique contre les rongeurs (rats, souris, lérots), essentiellement dans les bâtiments communaux et sur les places publiques.
Assure la lutte chimique ou biologique contre les insectes et les arachnides.
Intervient à la demande des gestionnaires de bâtiments communaux et des mairies d’arrondissement.
 
Des opérations de maîtrise de la taille des colonies de rongeurs commensaux sont régulièrement organisées sur les sites sensibles comme les parcs de la Tête d’Or ou de Gerland, les berges du Rhône et de la Saône ou sur des foyers d’infestation forte.
 
Les moyens :

Des techniciens interviennent sur le terrain (enquêtes ou traitement).

Pour les rats et autres rongeurs, Les produits utilisés sont des produits rodonticides spécifiques et traçables avec des méthodes d’application adaptées aux problèmes posés et respectueuses de l’environnement et de la protection des espèces "non ciblées".

 


Réglementation


Règlement Sanitaire Départemental, article 23-1 et 119
Code de la santé publique
Arrêté municipal du 8 mai 1974 relatif à l’organisation de lutte contre les rats
Arrêté municipal du 12 décembre 1972 relatif au nettoiement des caves et greniers
 

Bloc note

Oiseaux détenus

   

Pour lutter contre le virus de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), un arrêté du 24 février 2006 du Ministère de l’agriculture rend obligatoire la déclaration de détention d’oiseaux et autres volatiles (poules, canards, oies, pigeons, dindes, pintades, cailles, faisans, perdrix, oiseaux d’ornement, autruches…).
Les détenteurs concernés, à titre commercial ou non commercial, sont tenus de procéder à cette déclaration. Ils doivent, à cette fin, remplir le formulaire modèle CERFA 15472*01 accessible depuis la fiche démarche "Déclaration d'oiseaux détenus".
 
 

 

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