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Rêver d'un autre monde

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Du 4 février au 29 mai, au CHRD

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Le CHRD présente une exposition collective livrant différentes écritures sur le thème du voyage et de l’exil des migrants extra-européens, à travers une sélection de propositions artistiques.

Le projet s’inscrit dans la continuité des expositions Voyages pendulaires et Tchétchènes hors-sol, qui abordaient le thème du départ, subi ou volontaire. S’appuyer sur des travaux artistiques, plutôt que sur le photojournalisme traditionnellement choisi par le musée pour aborder les thématiques contemporaines, consiste à faire le pari de l’expérience esthétique comme moyen d’accès à la connaissance de problématiques douloureuses, auxquelles une couverture médiatique intense vient paradoxalement nous soustraire.

Phénomène constant dans l’histoire de l’humanité, le fait migratoire est toujours lié au contexte économique ou géostratégique. Pour aborder ce sujet, le CH RD s’intéresse à la représentation qu’en donnent les artistes et photographes contemporains. Les champs qu’ils explorent, les parcours qu’ils soulignent livrent la chronique sensible, parfois métaphorique, de l’un des faits majeurs de ces trente dernières années.

 

Le Rêve d'un autre monde. Le rêve d’une vie meilleure, pour soi et pour ses proches, est une aspiration partagée par tous. Il accompagne le migrant poussé à l’exil et constitue parfois l’impulsion initiale et décisive qui provoque son départ. Ce rêve d’un autre monde est aussi un puissant moteur pour des artistes devenus les témoins privilégiés de situations individuelles ou collectives qui rendent compte de notre temps.

Le pari artistique. Aborder la question des migrants, au sein d’un musée porteur des idéaux de la Résistance, consiste avant tout à parler de l’humanité et de l’humanité depuis ses origines, tant il est vrai que la migration est un sujet vieux comme le monde. Face à l’accélération récente du phénomène, aux drames humains engendrés et à l’incroyable déferlement d’images qui nous submerge, les artistes offrent une
réponse à un besoin essentiel, auquel le politique ne pourvoit plus, celui du lien de l’homme à sa communauté, du rapport du singulier à l’universel.

Les collections du musée national de l'Hitsoire de l'immigration (Paris). Il y a dix ans, partant du postulat que l’art a sa place dans un musée d’histoire, tout autant que l’histoire dans un musée des beaux-arts, le Musée national de l’histoire de l’immigration à Paris décide d’accueillir dans ses collections les travaux d’artistes, français ou étrangers, résidant et travaillant en France ou ailleurs. Tous placent au centre de leur démarche les problématiques de l’immigration, du territoire, des frontières et des racines. Le CHRD a choisi au sein de cette collection devenue référence les oeuvres de sept artistes, que viennent compléter d’autres travaux retenus pour leurs qualités plastique et réflexive.

 

Les artistes

Taysir Batniji
Né à Gaza en 1966, il fait des études d’art à l’université Al-Najah, à Naplouse, en Cisjordanie. Étudiant, il participe à de nombreuses expositions en Palestine et ailleurs. De 1995 à 1997, grâce à une bourse du
gouvernement français, il poursuit ses études aux Beaux-arts de Bourges. Depuis, il vit entre l’Europe, en France notamment, et la Palestine. L’image, photo et vidéo, est au centre de son oeuvre depuis 2001.
 

Ad van Denderen
Ad van Denderen est né à Zeist, aux Pays-Bas en 1943. Lors d’un reportage en Turquie orientale en 1986, il s’intéresse aux migrations contemporaines face aux camps de réfugiés à la frontière Irak-Turquie. Il démarre alors un projet intitulé Go No Go, Les Frontières de l’Europe. Pendant plusieurs années, il photographie des migrants demandeurs d’asile. Ad van Denderen est membre de l’agence VU’.

 

Bertrand Gaudillère
Né en 1973 à Saint Agrève, le photographe interroge depuis 1998 les notions de marge, de norme et d’intégration. La question des sans-papiers s’impose à lui en 2010 quand il devient le témoin privilégié d’une mobilisation citoyenne sans précédent à Lyon. Il est membre fondateur du collectif item, structure basée à Lyon, qui lui permet de réaliser et diffuser son travail centré sur des problématiques sociales et
politiques.


Karim Kal
Né en 1977 à Genève de père algérien et de mère française, il suit une formation à l’École d’art d’Avignon, puis à celle de Grenoble, avant d’être diplômé de l’École de photographie de Vevey en Suisse. Son travail s’enrichit de son histoire familiale de part et d’autre de la Méditerranée. Sa réflexion porte sur l’influence des réalités sociales d’un territoire, dans la construction de l’identité et sur les enjeux de la représentation photographique.

 

Kimsooja
Née en 1957 à Taegu en Corée, après un diplôme en peinture à l’université de Hong-Ik de Séoul, elle vient en France en 1984 pour faire les Beaux-arts de Paris avec une bourse de l’État français. En 1992, elle bénéficie d’une résidence d’artiste au musée P.S.1 de New York, puis en 1998 au World Trade Center, également à New York. À la fois peintre, sculptrice et vidéaste, elle travaille entre Paris, New York et Séoul.
 

Marie Moreau
Marie Moreau est diplômée de l’École supérieure d’art de Grenoble. Son approche contextuelle se développe de 2001 à 2006 au sein du projet Syndicat d’initiatives. Ses installations, actions et films mettent en jeu le vivre ensemble et la transmission d’expériences. Les espaces oubliés, cachés, exclus sont au centre de son travail. Son dernier film, Une partie de nous s’est endormie a été sélectionné au festival Cinéma du réel 2015 à Paris, et à la Viennale, Vienna International Film Festival 2015 de Vienne (Autriche).


Maureen Ragoucy
Née à Paris en 1984, elle commence ses recherches sur l’identité aux Beaux-arts de Rennes dès 2004 et entreprend d’interviewer et de photographierdes inconnus dans les rues. Après l’obtention du diplôme
national supérieur d’expression plastique des Beaux-arts de Rennes, ses rencontres sepoursuivent au Mali, au Sénégal, en Éthiopie et au Brésil, dans les espaces publics et privés des villes ou des campagnes. Liant la notion d’exil à celle d’identité, les questions de la famille et du retour se révèlent.


Philippe Rekacewicz
Né à Paris en 1960, diplômé de géographie à la Sorbonne, il devient rapidement un collaborateur permanent du Monde diplomatique, qu’il quitte en 2014. Intéressé par les rapports entre cartographie, art, science et politique, il collabore depuis 2006 à de nombreux travaux artistiques et mène divers projets liés au mouvement de la cartographie radicale. Il coanime avec Philippe Rivière le site visionscarto.net.


Bruno Serralongue
Né en 1968 à Châtellerault, il fait ses études à la Villa Arson de Nice et à l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles. Il construit son oeuvre autour d’une réflexion sur la photographie. S’il n’est pas
reporter photographe au sens strict du terme, il n’en photographie pas moins les grands événements du monde (Corée, Mexique, Chine, Brésil, Kosovo, Sud-Soudan…), dont il capture les coulisses comme le devant de la scène.

 

Barthélémy Toguo
Né à M’Balmayo (Cameroun) en 1967, il fait les Beaux-arts d’Abidjan, puis les Beaux-arts de Grenoble et la Kunstakademiede Düsseldorf. Vivant entre le Cameroun, Paris et New York, il expérimente ce nomadisme
à travers un travail polymorphe (sculpture, photographie, peinture, dessin, vidéo, installations et performances), qui interroge lestatut du migrant.


Patrick Zachmann
Né à Choisy-le-Roy en 1955 et membre de Magnum Photos depuis 1990, il réalise des reportages à dominante sociologique. En 1982, il photographie la police et la mafianapolitaines. À partir de 1984, après
un stage photo auprès de jeunes de Marseille, il privilégie les thèmes de la mémoire et de l’identité, comme Enquête d’identité (1987), sur son identité juive.

Localisation et informations sur l’évènement
Quand ? Où ? + d'infos

Du 04/02/16 au 29/05/16

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Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation
14 avenue Berthelot Espace Berthelot
69007 Lyon

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