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Kacem Noua

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du 15 novembre au 17 décembre, à Regard Sud

Kacem Noua

L’activité de Kacem Noua est mue par des problématiques que justifie et caractérise sa production : l’acte de peindre et la place du sujet dans l‘œuvre.

L’activité de Kacem Noua est mue par des problématiques que justifie et caractérise sa production : l’acte de peindre et la place du sujet dans l‘œuvre. C’est en cela que réside la réalité de la peinture de K. Noua.
Artiste lyonnais, Kacem Noua est assimilé à l‘art processuel. Du concept au processus, la démarche de K. Noua crée des relations arbitraires empruntées à un répertoire de signes picturaux pour proposer un vocabulaire plastique personnel. Pour construire son œuvre, l’artiste a recours à plusieurs procédés. En premier, sont la matière et le geste par conséquent « la touche ». Dans un second temps, à l’aide de la photographie, K. Noua réalise un travail d’image pour dans un troisième temps déterminer le motif et la "forme de l’œuvre".


En pratique, il appose de la matière sur une plaque de verre. Photographiée, celle-ci devient une image et plus précisément une esquisse préparatoire d’où émane la forme, pour devenir en finalité une « matière-imagée » peinte sur contreplaqué; pour ensuite être soumise au découpage selon les contours de la touche. C’est de la touche que l’œuvre prend forme et devient forme. Extirpé de son contexte originel, le motif isolé est l’œuvre même.


Inévitablement abstraite, l’œuvre ne génère aucune forme allusive et nous interroge sur ce que nous voyons, particulièrement sur la question du sujet et de la représentation en peinture. Il ne s’agit pas pour l’artiste de reproduire une image, de s’engager dans une voie narrative ou de représenter un sujet, mais de déterminer l’œuvre comme sujet et objet à la fois. Elle est conçue comme un « exercice de musculation oculaire » qui autorise chacun à créer ses propres images. L’artiste donne à l’œuvre une autonomie qui l’éloigne de toute transcription émotionnelle. Kacem Noua fait des allers – retours entre la réalité et la fiction, entre l’illusion et la perception, entre la transcription et l’imagination, entre la figuration et l’abstraction. Référentielles ou illustratives ses œuvres sont issues de "l’entre-deux" : entre la troisième et la quatrième dimension. Nul doute que l’espace et le temps sont les principales préoccupations du travail de l’artiste. Le temps d’un processus de création et de la perception. Image plastique et spéculative, l’œuvre de Kacem Noua identifie et incarne une expérience issue de l’art moderne, engendre de nouvelles conduites, de nouvelles hypothèses pour une recherche de la vérité.


En 1981, après avoir suivi l’enseignement de l’École Nationale des Beaux-Arts de Lyon, Kacem Noua réalise ses pre¬mières peintures : des traces de pinceaux reproduites en grand format. Ces «silhouettes» en contreplaqué recouvertes d’un enduit modelé et peint de couleurs comme sorties du tube semblent adhérer à la surface du mur par leur planitude. Les traces de pinceau dessinent des circonvolutions en spirales et en arabesques qui simulent une profondeur, un espace. En 1983-1984, Kacem Noua ajoute à ses peintures des blocs à l’aspect minéral qui s’enchevêtrent aux arabesques et spirales. A la suite de deux années passées à New York, il abandonne sa gestuelle picturale pour évoquer des minéraux aux formes découpées et sculpturales. Il introduit la transparence des volumes et sa palette évolue vers l’usage de gris nuancés. Après un retour à la couleur, il revient à la fin des années 90 à une picturalité plus simple et tout en nuance où ne s’opposent plus que le blanc et la couleur propre du bois qu’il n’a cessé d’utiliser en support. Cette révélation du fond permet par un jeu de trompe-l’œil d’obtenir une structure qui ne cesse de se mouvoir, flottant sur l’espace blanc du mur. Dans ses œuvres récentes, la touche extrêmement subtile, obtenue par l’apposition de fines couches successives d’acrylique, donne à celles-ci une fluidité et une légèreté qui lui permet non plus de se détacher du mur mais d’y pénétrer dans un aller-retour incessant. (Marie-Agnès Charpin, Commissaire d’exposition "Le Toboggan, Décines", 2011)

 

 

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Du 15/11/12 au 17/12/12 - Du mardi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous

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Galerie Regard Sud
1/3 rue des Pierres Plantées
69001 Lyon

Gratuit

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